• - Urgent ou important ? -

    Urgent ou important ?Il est évident que notre bonheur ne dépend pas de notre capacité à donner le change à ce qui doit être fait et dont la liste se renouvelle sans cesse, on le saurait ! Il requiert un engagement à soi plus concret, qui se traduit en temps investi à la réalisation de ce que nous sommes intimement appelés à être.

    Cela nécessite de faire des choix, pauvres humains que nous sommes, limités par le temps qui court... !

     

    Chaque jour que Dieu fait, la plupart d'entre nous avons un nombre devenu incalculable de «choses» à faire. Une multitude de gestes -petits ou grands- à accomplir. Des courses à faire, des coups de fil à donner, des affaires à régler, des  mails à écrire, des piles de livres à lire, des personnes à contacter ; sans parler des projets à formaliser, des balades et rêveries qui nous appellent, de amis auxquels on pense mais que jamais on ne contacte, des apprentissages à réaliser, des voyages à entreprendre, des soins à apporter à nos proches, à notre bien-être et à notre équilibre physique… Bref, la liste est infinie, et nos journées limitées! Le monde, et nos vies de concert, se sont furieusement accélérés. Les sollicitations, les propositions et les possibilités se multiplient, éveillant nos envies, créant sans cesse de nouvelles perspectives qui nourrissent encore plus de frustration ou de culpabilité dès lors que nos obligations nous réquisitionnent à plein temps et nous limitent dans nos aspirations profondes. Nous dérivons...

    Dans le meilleur des cas : nous nous levons le matin plein d'entrain, et après un petit déjeuner équilibré et une bonne douche, c'est reparti pour une course folle. La forme est là, nous progressons liste à la main, telles des fourmis laborieuses et soumises. Un par un nous accomplissons tous ces gestes pour finir (semi) contents et souvent exsangues à la fin de la journée, si toutefois nous estimons avoir bien exploité notre temps, avoir été efficaces. Je dis semi contents parce que, quels que soient nos efforts, la liste n'est jamais réellement complétée. Non seulement parce que tout n'y est pas inscrit, mais  parce qu'en général, nous mettons la barre haut et que nous sommes obligés d'un jour à l'autre, de faire des reports. Semi contents ausi car il est rare qu'y apparaîssent, en fait, les choses qui nous sont essentielles, comme nous allons le voir. Et je ne veux pas parler ici que de ces temps nécessaires de relaxation, de pauses, de contemplation, de liberté et de bien-être qui, s'y elles y sont notées, se retrouvent souvent en toute fin de liste, sous la rubrique «si j'ai du temps».

    Par priorité, nous accordons notre attention à ce qu'il faut faire, à ce qui nous semble devoir être fait urgemment, nous berçant dans l'illusion qu'il y aura bien -un jour-, ce matin telle une page blanche où nous pourrons, enfin, accorder à cet important de nos précieuses heures. Rajoutons à notre programme déjà bien chargé les situations imprévues qui prendront la première place et qui, au moment où elles surgissent dans notre réalité, nous détournent immanquablement de nos tâches pour un temps souvent indéterminé. Un appel téléphonique, quelqu'un qui sonne à notre porte, un ami désemparé auquel nous accordons une conversation, un panne de voiture, une rage de dent, ... et c'est le grand écart! Nous voilà obligés d'accorder notre attention à de nouvelles questions, informations ou problématiques, délaissant un programme déjà full. Là aussi la liste est parfois longue et complètement en dehors de notre contrôle. Le temps s'échappe et avec eux nos rêves, à moins qu'on ne soit déterminé à leur accorder une belle part.

     

     

    Cet important, cet essentiel dont je vous parle ici, ce sont les pensées, les choix et les actions nécessaires et indipensables à entreprende pour notre développement dans l'avenir. Cet essentiel c'est le temps investi à nous peaufiner un futur qui nous ressemble, à nous projeter, à nous tailler un costard à mesure pour dans un an, dix ans, trente ans… Autrement dit, du temps consacré à l'atteinte de nos objectifs de vie, à l'accomplissement de notre légende personnelle (Paulo Coelho).

     Mais... me direz-vous : "Un avenir épanouissant c'est bien ce à quoi je contribue déjà. En faisant chaque jour ce qu'il y a à faire, je participe de mon avenir !"

     

    Oui et non !

     Les dernières décennies nous ont abreuvés d'une panoplie de modèles, de méthodes et d'outils de gestion du temps. Nous avons appris à nous organiser, à nous planifier afin de le rentabiliser au maximum et d'avoir sur lui une relative maîtrise. Pourtant la plainte récurrente et généralisée est manifeste : nous sommes complètement débordés et tellement nombreux à être insatisfaits!

    Dans son livre "Priorité aux priorités", dont ce billet s'inspire, Stephen R. Covey démontre avec clarté que la majorité d'entre nous, laissant à la gestion de l'urgent la plupart du temps dont ils disposent, jamais ne se réalisent à la hauteur de leurs ambitions. Et quel dommage...

    C'est que, nous berçant d'illusions et totalement sous l'emprise tyrannique de la montre, nous semons une chose en croyant en récolter une toute autre. Le vite fait bien fait est devenu notre loi, nous négocions avec nos besoins fondamentaux sans cesse, les obligeant à se satisfaire d'espaces/temps restreints, reléguant leur assouvissement à plus tard. Plutôt que de continuer à subir cette tyrannie, ce livre nous apprend comment redécouvrir notre boussole intérieure (la voix de l'âme) et nous laisser guider par elle dans le but de pouvoir vivre, aimer, apprendre et laisser un héritage grandiose et durable (transmettre). Ces quatre besoins sont décrits et reconnus, dans tous les textes de sagesse de tous les temps, comme essentiels à la réalisation de soi. Un beau programme auquel je vous invite à réfléchir un instant... si toutefois vous en prenez le temps :-)

     Je n'ai pas ici l'ambition ni le projet de vous résumer cet excellent livre, mais s'il n'y avait qu'une idée à retenir, une première réflexion à mener, j'aimerais simplement vous interpeller sur la nuance déterminante qui existe entre l'urgent et l'important. Dans la perspective de nourrir ces quatres axes fondamentaux et intimement liés à notre capacité à nous développer et être heureux, comment honorer notre vivance pour pouvoir, lorsque l'heure sera venue, sortir de scène satisfait et comblé ?

     

    Jour après jour

     En ce qui me concerne, depuis que j'ai lu ce livre, ma vie a bien changé : à défaut de m'échiner à vouloir tout faire, je privilégie désormais le un peu de tout, veillant à ce que dans chacune de mes journées, il y ait de la place pour ce qui donne du sens à mon existence. Je veille farouchement à mon bien-être physique, psychique, spirituel, relationnel, créatif,... Quitte à ce que certaines choses urgentes ne soient pas traitées avec la priorité qu'elles semblaient requérir. Au départ, ce n'était pas facile. Bien entendu, j'étais confrontée à toutes sortes de résistances internes, d'importances et de valeurs mises à mal par cette nouvelle approche, autant dans mon rapport à moi même que dans ma relation avec "les autres". Mais petit à petit s'est imposée à moi l'évidence de cette posture. Journée de mieux en mieux équilibrée après journée de mieux en mieux équilibrée, je reprends ma responsabilité et mes droits sur ma vie : ceux de m'accomplir et de choisir ce que j'en fais, sans me justifier. Journée équilibrée après journée équilibrée, plus alignée avec mon âme, je participe de plus en plus activement à faire de ma vie une célébration*. Et c'est un réel  b o n h e u r  en soi.

     

    Une quête au quotidien

    Tendre et rechercher consciemment et volontairement cet équilibre délicat entre ce qu'il y a à faire d'urgent (et dont la liste se renouvelle sans cesse) et ce qui nous est important d'accomplir ici bas, se pratique au jour le jour. C'est la seule chose qui ne devrait jamais être remise au lendemain. Un peu comme si toute l'existence tenait en vingt-quatre heures.

    Si c'était le cas, feriez-vous aujourd'hui les mêmes choix ? Comment placeriez-vous vos priorités ?

     

    Pensez-y. La vie,  V o t r e  vie, c'est bien  maintenant, n'est-ce pas !?

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    * Vadim Zeland, dans "Transurfing"

     

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  • Commentaires

    1
    Hibou songeur
    Dimanche 31 Mars 2013 à 19:58

    Plus on avance dans la vie, plus le temps restant à vivre se rétrécit au point que, un jour X, c'est vrai, notre existence se limitera à vingt-quatre heures! Etre cigale, ce n'est pas grave, c'est même merveilleux , à condition de ne pas réaliser le dernier jour qu'on est passé à côté des plus belles chansons!

    2
    Tati Clara Profil de Tati Clara
    Mercredi 3 Avril 2013 à 18:58

    Sage Hibou Songeur, merci pour ce limpide commentaire ! J'entendais l'autre jour qu'une étude a révélé que ce que pense la majorité des personnes au moment de passer, c'est qu'elles regrettent que ce soit fini et, malheureusement, qu'elles ont très fréquemment le sentiment de n'avoir pas accompli ce qu'elles souhaitaient accomplir. N'allons pas encore grossir les rangs, p o r f a v o r !!!

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